samedi 6 février 2016
Conseils de méthode pour l'écrit
Quelques conseils pour un sujet de type II : les représentations scéniques d'un personnage
I) En amont
- les pièces et les opéras sont connus (résumés, airs célèbres du personnage en question),
- les livres ont été manipulés et l'élève sait s'y retrouver (se servir des préfaces, liste des personnages, éléments sur les caractères et l’habillement…).
II) Connaissances à mobiliser
- ce que les pièces disent du personnage : au travers des didascalies externes, didascalies internes, répliques des autres personnages, paroles du personnage : statut, fonctions,
- l’origine du personnage : d'où « vient » le personnage ? Est-il une « création » de l'auteur ? Est-ce un personnage qui existe antérieurement à la pièce ?
- l’évolution du personnage dans les différentes œuvres,
- ce personnage est -il une singularité ou un type : certains personnages de théâtre sont des types (Commedia dell'Arte, emplois ou caractères de la comédie classique...) et, à ce titre, transportent avec eux des particularités (costumes, masque, maquillage, code de jeu) qu'on peut reprendre à son compte ou dont on peut "jouer".
III) Précautions
- ne pas aller trop vite aux conclusions et surtout se méfier des analyses trop psychologiques : une image photographique saisit le comédien et le personnage qu'il interprète à un instant « t » et fige son jeu. Gare aux déduction sur l'humeur, les sentiments, le caractère, tout ce qui renvoie à l'intériorité...
- situer l'image : les légendes sous l'image peuvent aider, sinon, avec précaution, il faut essayer de retrouver à quel moment de la pièce l'image fait référence et se servir de ce que l'on sait de la situation,
- identifier les autres personnages : si le personnage est en compagnie d'autres personnages, la légende peut être explicite, sinon, une fois encore, il faut essayer d’identifier ces personnages avec toute la prudence du monde.
IV) Analyse : partir de ce qu'on voit
- le choix du comédien pour le rôle : y-a-t-il dans l'aspect non modifié des éléments intéressants (âge, corpulence, taille, détail physique....) ?
- le corps a-t-il été « modifié » ? masque, maquillage, postiche, perruque...
- comment le corps a-t-il été costumé ? Décrire le costume. Permet-il d'en déduire lieu et époque de l'action ? Le code du costume est-il un code réaliste, symbolique ? Sur l'image, le costume participe-t-il du jeu et du sens ?
- les postures, les poses, les attitudes
- le personnage et son environnement :
a) avec les autres personnages s’il y en a : quels rapports a-t-il avec eux ou semble-t-il avoir? (Ne pas oublier de se référer au texte.)
b) avec l'espace : sur l'image, l'espace tel qu'il est organisé entre les personnages est-il intéressant ?
c) avec la scénographie : en quoi le personnage, à ce moment, est-il dans un rapport intéressant avec la scénographie ?
V) Formulation des partis-pris
- être prudent et toujours contextualiser ce parti-pris (oui, pour cette scène..) si on se sent des « ailes » alors prudemment on peut peut-être faire des hypothèses pour toute la pièce. Si on a eu le bonheur de voir la mise en scène ou de la connaître, ne pas hésiter à s'appuyer sur cette connaissance-là.
VI) Choix d’une des propositions
- on peut n'en apprécier aucune : il faut alors s'expliquer et se lancer néanmoins dans la description de son propre choix.
- justifier son choix : surtout dire pourquoi (en évitant les répétitions), s'appuyer sur les textes dont on montre qu'on les connaît, s'appuyer sur ce qu'on fait sur le plateau, sur ce qu'on a vu faire...
mardi 5 janvier 2016
Biographie de Horvath
Ödön von Horváth
auteur (1901 - 1938)
1901 : Edmond (Ödön) Josef von
Horváth naît le 9 décembre à Fiume (aujourd’hui Rijeka, en
Croatie). Son père, Edmund Josef von Horváth, est attaché au
consulat impérial et royal d’Autriche-Hongrie ; sa mère,
Marie-Hermine, née Prehnal, est issue d’une famille de médecins
militaires.
1902 : la famille déménage à Belgrade.
1903 : Le 6 juillet naît le deuxième enfant des Horváth, Lajos.
1908 : la famille déménage à Budapest. Premiers cours d’Ödön, en langue hongroise, avec un précepteur.
1909 : le docteur von Horváth est muté à Munich. Ödön reste à Budapest où il est inscrit à l’internat de l’archevêché. Education religieuse très poussée.
1913-1914 : Ödön rejoint sa famille à Munich, et change de langue d’enseignement. Ses mauvaises notes et un sérieux conflit avec un professeur de religion le contraignent à changer de lycée, puis à redoubler.
1914 : Le père de Horváth est appelé sous les drapeaux, puis démobilisé en 1915. Plus tard, Ödön dira : « Je me souviens de l’époque d’avant 1914 comme d’un livre d’images ennuyeux... Ma vie commence avec la déclaration de guerre. »
1916 : Ödön von Horváth est envoyé par ses parents au lycée allemand de Presbourg (aujourd’hui Bratislava en Slovaquie), le seul où l’on veuille encore de lui, tant ses résultats scolaires sont mauvais et son comportement rebelle. Premières tentatives d’écriture.
1918 : en janvier, le docteur von Horváth est à nouveau nommé à Budapest. Ödön rejoint sa famille et se lie avec un cercle de jeunes gens qui se passionne pour les œuvres nationalistes et révolutionnaires d’Endre Ady.
La famille von Horváth se réfugie un temps à Vienne, puis en Bavière. Ödön von Horváth passe son baccalauréat dans un lycée privé viennois.
Octobre : Ödön von Horváth s’inscrit à l’université de Munich. Jusqu’en février 1922, il suivra des cours de littérature allemande, d’esthétique, d’études théâtrales, de psychologie, de sociologie et de métaphysique.
1920 : Ödön von Horváth rencontre le compositeur Siegfried Kallenberg qui lui commande la pantomime Le Livre des danses, que Horváth désavouera plus tard. Horváth songe à une carrière d’écrivain, tout en sachant qu’il ne ferait jamais aucune concession. Ses parents s’installent dans la petite ville touristique de Murnau, au bord du lac du Staffelsee, en Bavière, où ils feront construire dès1924 une confortable résidence. Elle sera un point d’ancrage pour Ödön et son frès Lajos jusqu’en 1933.
1922 : Le Livre des danses paraît à Munich, avant d’être créé sous forme d’oratorio.
1923 : Ödön von Horváth quitte Munich et s’installe à Murnau. Intense activité d’écriture, dont il reste un fragment, Dosa, la pièce Meurtre dans la rue des Maures, des esquisses de nouvelles et les Contes sportifs, qui paraissent dès 1924 dans divers revues et journaux.
Automne : Ödön et son frère Lajos passent plusieurs semaines à Paris. Au retour, l’écrivain décide qu’il s’installera à Berlin.
À Berlin, Ödön von Horváth fait la connaissance, au fil des années, du comédien Gustaf Gründgens, de Walter Mehring, du metteur en scène Francesco von Mendelssohn (créateur le Nuit italienne et de Casimir et Caroline), et de Ernst Joseph Aufricht (producteur de L’Opéra de quat’sous de Brecht et des deux pièces précitées).
1926 : création du Livre des danses à Osnabrück. Rédaction probable de Révolte à la cote 3018, qui deviendra Le Funiculaire, et de la comédie Le Belvédère, inspirée par la pension Seeblick à Murnau.
1927 : Horváth, inscrit à la Ligue des droits de l’homme, étudie un dossier qui servira, l’année suivante, de base à la pièce Sladek, soldat de l’Armée noire.
Novembre : création de Révolte à la cote 3018 à Hambourg.
1928 : à partir d’un fragment, Une jeune fille à vendre, rédaction de la farce Autour du Congrès, fruit d’une étude sur la traite des Blanches à la Ligue des droits de l’homme. Le roman Trente-six heures devient la base de L’Éternel Petit-Bourgeois.
1929 : Le Funiculaire est créé à la Volksbühne de Berlin. Horváth signe un contrat avec l’éditeur Ullstein pour l’ensemble de sa production littéraire, et touche 300 marks par mois, puis 500 à partir de 1931.
Septembre : il visite l’exposition universelle de Barcelone. Les textes inspirés par ce voyage serviront de base à son roman L’Éternel Petit-Bourgeois.
13 octobre : Sladek, soldat de l’Armée noire est créé à Berlin ; la presse nationale-socialiste se déchaîne contre Horváth.
1930 : Horváth termine la rédaction de L’Éternel Petit-Bourgeois. Il devient membre de l’Union des écrivains allemands. Les événements politiques lui inspirent la rédaction de Nuit italienne.
12 septembre : Horváth quitte l’église catholique.
14 septembre : Mars : création de Nuit italienne, pièce populaire, à Berlin, puis à Vienne en juillet dans une version dépolitisée. Rédaction de Légendes de la forêt viennoise, pièce populaire, qui triomphe lors de sa création au Deutsches Theater de Berlin le 2 novembre. Juillet-octobre : à deux reprises, Horváth est cité comme témoin lors d’un procès impliquant des nationaux-socialistes. Octobre : Horváth est lauréat du prix Kleist, la plus haute distinction dans le domaine de l’écriture théâtrale de l’époque. Vives protestations de la presse d’extrême droite.
Il termine aussi la rédaction de Casimir et Caroline, pièce populaire.
1932 : Février : Horváth rencontre le journaliste judiciaire Lukas Kristl qui lui inspire le sujet de la pièce La Foi, l’amour, l’espérance. Lectures publiques à Munich et long entretien pour la radio bavaroise. Succès grandissant.
Novembre : Horváth se sépare à l’amiable de son éditeur Ullstein. Il négocie avec l’éditeur Gustav Kiepenheuer. Création de Casimir et Caroline à Leipzig. Horváth rédige un Mode d’emploi pour la mise en scène de ses pièces. À l’initiative de Max Reinhardt, directeur du Deustches Theater, il commence à rédiger un projet de revue : Magasin du bonheur.
Février : le Deutsches Theater est contraint de renoncer à la création de La Foi, l’amour, l’espérance. D’autres théâtres annuleront progressivement leurs projets autour des pièces de Horváth.
Horváth quitte l’Allemagne pour Salzbourg puis Vienne.
27 décembre : Horváth épouse l’actrice Maria Elsner, d’origine juive, essentiellement pour lui permettre d’avoir un passeport hongrois. Il divorce l’année suivante.
1934 : à Vienne, Horváth intente un procès au journal fasciste 12-Uhr-Blatt pour diffamation
Divers projets de création de pièces de Horváth à Vienne sont abandonnés.
Horváth retourne à Berlin où il écrit divers scénarios, qu’il reniera très rapidement. Juillet : Horváth adhère à l’Union des écrivains du Reich allemand.
13 décembre : Allers et retours est créé à Zurich. Horváth envisage de s’installer en Suisse mais retourne à Berlin. Il fréquente l’actrice Wera Liessem.
1935 : Horváth rédige plusieurs esquisses autour du thème de la fuite hors du présent. Il traverse une période de doute et de dépression. En septembre, il retourne à Vienne où il envisage la rédaction d’un roman épistolaire avec son frère Lajos. Répondant à une commande, il écrit Coup de tête, qui est créé le 10 décembre.
1936 : Coup sur coup, Horváth reprend d’anciens projets et termine la rédaction de Figaro divorce, Don Juan revient de guerre ainsi que du Jugement dernier.
Lorsqu’en juillet il rend visite à ses parents en Bavière, on lui signifie qu’il doit quitter le sol allemand dans les 24 heures. 13 novembre : création à Vienne de La Foi, l’amour, l’espérance.
1937 : 27 février : Horváth est exclu de l’Union des écrivains allemands. Installé près de Salzbourg, il rédige des comédies historiques, Un village sans hommes et Un bal d’esclaves, qui deviendra Pompéi dans une seconde version. 2 avril : création de Figaro divorce, amputé de ses passages sur l’exil, au Neue Deutsches Theater de Prague.
Horváth écrit son roman Jeunesse sans Dieu, qui paraît en automne chez Allert de Lange, l’éditeur des Allemands en exil, à Amsterdam. Gros succès, qui pousse Horváth à écrire, dans la foulée, son dernier roman, Un fils de notre temps (publié par de Lange également).
5 décembre : création, dans une version adaptée, de Vers les deux, une pièce féerique, à Vienne.
11 décembre : création du Jugement dernier au Deutsches Theater de Moravie-Ostrau.
1938 : Horváth est accablé par des soucis d’argent, et souffre d’une insatisfaction générale vis-à-vis de son œuvre. Il se propose d’écrire une « comédie humaine » comprenant notamment sa dernière pièce, Pompéi. Il rédige plusieurs variantes des premières pages d’un récit Adieu l’Europe !
10 janvier : la Gestapo met Jeunesse sans Dieu à l’index. Le livre est saisi en Allemagne.
16 mars : Horváth fuit l’Autriche et s’installe chez des amis, les Hatvanys, à Budapest. Il rend une visite de trois semaines à son amie Lydia Busch à Teplitz Schönau, dans les Sudètes.
En mai, il se rend à Zurich en passant par Budapest, la Yougoslavie, Trieste, Venise et Milan. Il poursuit son voyage vers Amsterdam, chez son éditeur de Lange, en passant par Bruxelles. À Amsterdam, une cartomancienne lui prédit qu’un événement décisif se produira bientôt dans sa vie, à Paris.
28 mai : Horváth arrive à Paris, où il doit rencontrer son traducteur français Armand Pierhal, mais surtout le réalisateur américain Robert Siodmak, qui envisage l’adaptation cinématographique de son roman Jeunesse sans Dieu. Il descend à l’hôtel de l’Univers, rue Monsieur-le-Prince. Le 31, il passe une soirée avec des amis exilés, dont la fidèle Hertha Pauli, et Walter Mehring.
1er juin : rencontre avec Siodmak. Horváth envisage d’émigrer aux États-Unis, en repassant par Zurich. Le soir, alors qu’il sort d’une diffusion de Blanche Neige et les sept nains de Walt Disney au Théâtre Marigny, sur les Champs-Élysées, une tempête casse la branche maîtresse d’un platane qui s’abat sur lui et le tue. Le 7 juin, Horváth est inhumé au cimetière de Saint-Ouen. Ses restes mortels sont transférés à Vienne en 1988.
1902 : la famille déménage à Belgrade.
1903 : Le 6 juillet naît le deuxième enfant des Horváth, Lajos.
1908 : la famille déménage à Budapest. Premiers cours d’Ödön, en langue hongroise, avec un précepteur.
1909 : le docteur von Horváth est muté à Munich. Ödön reste à Budapest où il est inscrit à l’internat de l’archevêché. Education religieuse très poussée.
1913-1914 : Ödön rejoint sa famille à Munich, et change de langue d’enseignement. Ses mauvaises notes et un sérieux conflit avec un professeur de religion le contraignent à changer de lycée, puis à redoubler.
1914 : Le père de Horváth est appelé sous les drapeaux, puis démobilisé en 1915. Plus tard, Ödön dira : « Je me souviens de l’époque d’avant 1914 comme d’un livre d’images ennuyeux... Ma vie commence avec la déclaration de guerre. »
1916 : Ödön von Horváth est envoyé par ses parents au lycée allemand de Presbourg (aujourd’hui Bratislava en Slovaquie), le seul où l’on veuille encore de lui, tant ses résultats scolaires sont mauvais et son comportement rebelle. Premières tentatives d’écriture.
1918 : en janvier, le docteur von Horváth est à nouveau nommé à Budapest. Ödön rejoint sa famille et se lie avec un cercle de jeunes gens qui se passionne pour les œuvres nationalistes et révolutionnaires d’Endre Ady.
La famille von Horváth se réfugie un temps à Vienne, puis en Bavière. Ödön von Horváth passe son baccalauréat dans un lycée privé viennois.
Octobre : Ödön von Horváth s’inscrit à l’université de Munich. Jusqu’en février 1922, il suivra des cours de littérature allemande, d’esthétique, d’études théâtrales, de psychologie, de sociologie et de métaphysique.
1920 : Ödön von Horváth rencontre le compositeur Siegfried Kallenberg qui lui commande la pantomime Le Livre des danses, que Horváth désavouera plus tard. Horváth songe à une carrière d’écrivain, tout en sachant qu’il ne ferait jamais aucune concession. Ses parents s’installent dans la petite ville touristique de Murnau, au bord du lac du Staffelsee, en Bavière, où ils feront construire dès1924 une confortable résidence. Elle sera un point d’ancrage pour Ödön et son frès Lajos jusqu’en 1933.
1922 : Le Livre des danses paraît à Munich, avant d’être créé sous forme d’oratorio.
1923 : Ödön von Horváth quitte Munich et s’installe à Murnau. Intense activité d’écriture, dont il reste un fragment, Dosa, la pièce Meurtre dans la rue des Maures, des esquisses de nouvelles et les Contes sportifs, qui paraissent dès 1924 dans divers revues et journaux.
Automne : Ödön et son frère Lajos passent plusieurs semaines à Paris. Au retour, l’écrivain décide qu’il s’installera à Berlin.
À Berlin, Ödön von Horváth fait la connaissance, au fil des années, du comédien Gustaf Gründgens, de Walter Mehring, du metteur en scène Francesco von Mendelssohn (créateur le Nuit italienne et de Casimir et Caroline), et de Ernst Joseph Aufricht (producteur de L’Opéra de quat’sous de Brecht et des deux pièces précitées).
1926 : création du Livre des danses à Osnabrück. Rédaction probable de Révolte à la cote 3018, qui deviendra Le Funiculaire, et de la comédie Le Belvédère, inspirée par la pension Seeblick à Murnau.
1927 : Horváth, inscrit à la Ligue des droits de l’homme, étudie un dossier qui servira, l’année suivante, de base à la pièce Sladek, soldat de l’Armée noire.
Novembre : création de Révolte à la cote 3018 à Hambourg.
1928 : à partir d’un fragment, Une jeune fille à vendre, rédaction de la farce Autour du Congrès, fruit d’une étude sur la traite des Blanches à la Ligue des droits de l’homme. Le roman Trente-six heures devient la base de L’Éternel Petit-Bourgeois.
1929 : Le Funiculaire est créé à la Volksbühne de Berlin. Horváth signe un contrat avec l’éditeur Ullstein pour l’ensemble de sa production littéraire, et touche 300 marks par mois, puis 500 à partir de 1931.
Septembre : il visite l’exposition universelle de Barcelone. Les textes inspirés par ce voyage serviront de base à son roman L’Éternel Petit-Bourgeois.
13 octobre : Sladek, soldat de l’Armée noire est créé à Berlin ; la presse nationale-socialiste se déchaîne contre Horváth.
1930 : Horváth termine la rédaction de L’Éternel Petit-Bourgeois. Il devient membre de l’Union des écrivains allemands. Les événements politiques lui inspirent la rédaction de Nuit italienne.
12 septembre : Horváth quitte l’église catholique.
14 septembre : Mars : création de Nuit italienne, pièce populaire, à Berlin, puis à Vienne en juillet dans une version dépolitisée. Rédaction de Légendes de la forêt viennoise, pièce populaire, qui triomphe lors de sa création au Deutsches Theater de Berlin le 2 novembre. Juillet-octobre : à deux reprises, Horváth est cité comme témoin lors d’un procès impliquant des nationaux-socialistes. Octobre : Horváth est lauréat du prix Kleist, la plus haute distinction dans le domaine de l’écriture théâtrale de l’époque. Vives protestations de la presse d’extrême droite.
Il termine aussi la rédaction de Casimir et Caroline, pièce populaire.
1932 : Février : Horváth rencontre le journaliste judiciaire Lukas Kristl qui lui inspire le sujet de la pièce La Foi, l’amour, l’espérance. Lectures publiques à Munich et long entretien pour la radio bavaroise. Succès grandissant.
Novembre : Horváth se sépare à l’amiable de son éditeur Ullstein. Il négocie avec l’éditeur Gustav Kiepenheuer. Création de Casimir et Caroline à Leipzig. Horváth rédige un Mode d’emploi pour la mise en scène de ses pièces. À l’initiative de Max Reinhardt, directeur du Deustches Theater, il commence à rédiger un projet de revue : Magasin du bonheur.
Février : le Deutsches Theater est contraint de renoncer à la création de La Foi, l’amour, l’espérance. D’autres théâtres annuleront progressivement leurs projets autour des pièces de Horváth.
Horváth quitte l’Allemagne pour Salzbourg puis Vienne.
27 décembre : Horváth épouse l’actrice Maria Elsner, d’origine juive, essentiellement pour lui permettre d’avoir un passeport hongrois. Il divorce l’année suivante.
1934 : à Vienne, Horváth intente un procès au journal fasciste 12-Uhr-Blatt pour diffamation
Divers projets de création de pièces de Horváth à Vienne sont abandonnés.
Horváth retourne à Berlin où il écrit divers scénarios, qu’il reniera très rapidement. Juillet : Horváth adhère à l’Union des écrivains du Reich allemand.
13 décembre : Allers et retours est créé à Zurich. Horváth envisage de s’installer en Suisse mais retourne à Berlin. Il fréquente l’actrice Wera Liessem.
1935 : Horváth rédige plusieurs esquisses autour du thème de la fuite hors du présent. Il traverse une période de doute et de dépression. En septembre, il retourne à Vienne où il envisage la rédaction d’un roman épistolaire avec son frère Lajos. Répondant à une commande, il écrit Coup de tête, qui est créé le 10 décembre.
1936 : Coup sur coup, Horváth reprend d’anciens projets et termine la rédaction de Figaro divorce, Don Juan revient de guerre ainsi que du Jugement dernier.
Lorsqu’en juillet il rend visite à ses parents en Bavière, on lui signifie qu’il doit quitter le sol allemand dans les 24 heures. 13 novembre : création à Vienne de La Foi, l’amour, l’espérance.
1937 : 27 février : Horváth est exclu de l’Union des écrivains allemands. Installé près de Salzbourg, il rédige des comédies historiques, Un village sans hommes et Un bal d’esclaves, qui deviendra Pompéi dans une seconde version. 2 avril : création de Figaro divorce, amputé de ses passages sur l’exil, au Neue Deutsches Theater de Prague.
Horváth écrit son roman Jeunesse sans Dieu, qui paraît en automne chez Allert de Lange, l’éditeur des Allemands en exil, à Amsterdam. Gros succès, qui pousse Horváth à écrire, dans la foulée, son dernier roman, Un fils de notre temps (publié par de Lange également).
5 décembre : création, dans une version adaptée, de Vers les deux, une pièce féerique, à Vienne.
11 décembre : création du Jugement dernier au Deutsches Theater de Moravie-Ostrau.
1938 : Horváth est accablé par des soucis d’argent, et souffre d’une insatisfaction générale vis-à-vis de son œuvre. Il se propose d’écrire une « comédie humaine » comprenant notamment sa dernière pièce, Pompéi. Il rédige plusieurs variantes des premières pages d’un récit Adieu l’Europe !
10 janvier : la Gestapo met Jeunesse sans Dieu à l’index. Le livre est saisi en Allemagne.
16 mars : Horváth fuit l’Autriche et s’installe chez des amis, les Hatvanys, à Budapest. Il rend une visite de trois semaines à son amie Lydia Busch à Teplitz Schönau, dans les Sudètes.
En mai, il se rend à Zurich en passant par Budapest, la Yougoslavie, Trieste, Venise et Milan. Il poursuit son voyage vers Amsterdam, chez son éditeur de Lange, en passant par Bruxelles. À Amsterdam, une cartomancienne lui prédit qu’un événement décisif se produira bientôt dans sa vie, à Paris.
28 mai : Horváth arrive à Paris, où il doit rencontrer son traducteur français Armand Pierhal, mais surtout le réalisateur américain Robert Siodmak, qui envisage l’adaptation cinématographique de son roman Jeunesse sans Dieu. Il descend à l’hôtel de l’Univers, rue Monsieur-le-Prince. Le 31, il passe une soirée avec des amis exilés, dont la fidèle Hertha Pauli, et Walter Mehring.
1er juin : rencontre avec Siodmak. Horváth envisage d’émigrer aux États-Unis, en repassant par Zurich. Le soir, alors qu’il sort d’une diffusion de Blanche Neige et les sept nains de Walt Disney au Théâtre Marigny, sur les Champs-Élysées, une tempête casse la branche maîtresse d’un platane qui s’abat sur lui et le tue. Le 7 juin, Horváth est inhumé au cimetière de Saint-Ouen. Ses restes mortels sont transférés à Vienne en 1988.
Laurent Muhleisen
Résumé de Figaro divorce
Figaro
Divorce de
Ödön von Horvàth
Résumé
Figaro
Divorce
a été achevé en 1936 par Ödön von Horvàth et joué en 1937
(dans une version incomplète) bien que ce Hongrois ait réfléchi à
ce projet de basculer l’œuvre de Beaumarchais dans la modernité
dès 1933. Cette comédie réaliste est divisée en trois actes. Le
premier possède quatre tableaux et est centré sur la cohabitation
entre le Comte et la Comtesse Almaviva, Figaro et Suzanne. Le
deuxième acte, de quatre tableaux, présente neuf mois plus tard le
quotidien du Comte et de la Comtesse d’une part, de Figaro et de
Suzanne de l’autre. Enfin, six mois plus tard, on retrouve dans le
troisième acte nos protagonistes et voyons ce qu’il est advenu et
advient d’eux.
La
pièce se déroule dans une période contemporaine certes, mais
impossible à définir précisément. Nous savons qu’il y a une
Révolution mais ignorons laquelle, elle est atemporelle : «
tout bouleversement par la force trouve un dénominateur commun dans
ce que nous respectons ou méprisons dans notre relation à la notion
d’humanité » nous précise le dramaturge.
Le
Comte et la Comtesse fuient le pays, par loyauté Suzanne et Figaro
les suivent. Ils se font arrêter au poste de douane à la frontière
entre les deux territoires ; une discussion entre les douaniers
permet d’en apprendre un peu plus sur la violence de la révolution.
Pour
subvenir à ses besoins, le Comte vend un collier de sa femme au
sixième du prix qu’il espérait, mais au lieu d’économiser
l’argent il installe son petit groupe dans une luxueuse station de
sports d’hiver. Son inadaptation à la réalité économique et
politique est flagrante : il dit prévoir la fin de la
révolution mais elle ne s’arrête pas. « Il y a trois mois, il a
dit : dans deux mois tout sera terminé. Chou blanc ! » se plaint
son valet dans le tableau 4 de l’acte I.
Figaro
déclare vouloir s’émanciper de sa situation de dépendance, mais
en vérité il a peur de se retrouver sans le sou. Il en parle à
Suzanne alors que la Comtesse est à la patinoire et le Comte en
train de jouer au casino. Suzanne désapprouve totalement son idée
d’acheter un salon de coiffure d’excellente réputation dans le
village perdu de Grand-Bisbille. « Tu es fou ? » lui
demande-t-elle, mais par amour pour lui et bien que cela lui déchire
le cœur, elle le suit.
Dans
l’acte II, les disputes sont fréquentes entre Suzanne et Figaro :
il lui reproche de ne pas faire assez de manières avec les clients,
elle lui reproche de ne pas tenir sa promesse de lui faire un enfant.
Une habituée du salon, sage-femme, lui conseille de faire croire à
son mari qu’elle est enceinte, ce qu’elle fait. Figaro l’apprend
comme une catastrophe, elle le vit horriblement mal.
Un
client garde-forestier lui fait des avances, elle le repousse.
Insistant, il lui donne rendez-vous au cinéma. Plus par saturation
de son mari que par attirance pour cet homme, elle finit par y aller.
Des rumeurs jasent dans le village à propos de la fidélité de
Suzanne. Au bal du Nouvel-An, elles parviennent aux oreilles de
Figaro mais il refuse d’y croire. Suzanne achève l’acte II en
les lui confirmant avec « Tu es cocu, Figaro ».
Dans
le même acte, du côté des Almaviva, ils vivent dans une précarité
qu’ils n’avaient jusqu’alors pas même envisagée. Rosine
correspond par lettres avec Suzanne, mais le Comte lui défend de lui
parler de leur misère. Il fait passer l’honneur avant tout.
Dans
l’acte III, nous rejoignons Suzanne, devenue serveuse dans un bar
au service de Chérubin. Elle souhaite renouveler son droit de
travail à la Ligue internationale d’aide aux émigrés. Le Comte
sort de prison pour fraudes immobilières, il a perdu sa femme de
maladie. Antonio et Pédrille, que nous n’avions pas revus depuis
Beaumarchais, dirigent le château du Comte et en ont fait un
orphelinat. Antonio est nostalgique du temps où les Almaviva étaient
leurs maîtres, Pédrille est en totale opposition et affirme être
mieux sans eux : un révolutionnaire convaincu.
Figaro
arrive et les surprend. Par son éloquence il obtient d’être
l’intendant des lieux et fait un discours théâtral aux enfants
sur sa joie d’être avec eux. Suzanne revient avec le Comte sans
prévenir. Celui-ci se fait arrêter à cause de son statut de noble,
mais Figaro le fait libérer.
Ödön
von Horvàth nous propose deux fins : l’une, romantique et
splendide, où Figaro se réconcilie avec Suzanne et le Comte,
l’autre, réaliste et poignante, où Figaro a définitivement perdu
sa femme et son « ami ». Dans cette fin, un petit
orphelin vif d’esprit semble marcher dans les pas du Figaro de
Beaumarchais, ce retour aux origines nous a plus touchées que le
« happy end ».
Compte-rendu du 8 novembre
Compte-rendu
du mardi 8 novembre
Tandis que l'immaculée
conception était fêtée dans les plus pieuses des familles, nous
restions modestement aux côtés d'Emmanuel pour en choisir le
costume, ainsi que ceux des autres personnages de la pièce. Ceci
fait, nous commençâmes la séance de théâtre par une réflexion
autour de la Révolution.
Immédiatement l'on vit
une foule se pressant et coudoyant pour clamer ses idées ; la
belle image que c'était ! Déjà on s'y croyait, et pour
remettre un peu d'ordre Suzanne proposa d'abolir les individualités
pour le temps de la scène. Des guenilles pour uniformes devaient
faire de nous la masse dégingandée qui aurait balayé la dernière
scène de Beaumarchais pour plonger dans Horvath ; ni drapeaux,
ni allégeance à quelconque idéologie n'aurait été affichée pour
que l'effet reste purement dramatique. L'idée d'Olga fut alors de
préférer à une vague une série de tableaux « flash »
rapidement enchaînés grâce aux jeux de lumières d'un stroboscope.
« La révolution »,
dit Kerene, « est en tout et peut passer par les tremblements
de la terre ». Son idée était que notre arrivée soit
annoncée par le seul battement de nos pieds, qui aurait fait monter
l'angoisse des personnages déjà sur scène. Ni cris ni discours
enflammés ne devaient nous accompagner, mais d'autres sons tels que
celui d'une soufflerie ou le crissement d'un violon furent proposés
pour marquer cette transition de l'ancien régime à la République.
Nous n'eûmes néanmoins
guère de temps pour expérimenter nos idées, et Diana n'avait guidé
le peuple qu'un instant lorsqu'un intervenant (Pierre-Matthieu un des
metteurs en scène de la compagnie La Cabine Leslie), vint nous
proposer le calme le plus opposé à la révolution passée. « Un
personnage est un pantin à peindre », nous dit-il en nous
faisant nous asseoir un à un sur une chaise où nous devions, le
plus naturellement du monde, rester neutre en rencontrant les regards
de tous nos camarades ; autant dire que nous fûmes nombreux à
lâcher un rire ou un sourire ! La portée de cet exercice était
pourtant de nous rapprocher des bases du travail de l'« acteur
studio » de Stanislavski, qui à partir d'un corps aussi neutre
que possible, cherche à devenir intérieurement son personnage
plutôt que de le construire par la réflexion.
Suite à cela, le
metteur en scène nous donna quelques conseils de jeu ; c'est
ainsi que notre chère Diana, qu'un élan de cabri entraînait aux
antipodes de la scène, dut pour son rôle de Figaro, se fixer une
trajectoire pour son bondissant personnage. « Garde ton visage,
mais contrôle ton corps », lui conseilla-t-il ainsi qu'à nous
tous. Douglas fut quant à lui invité à devenir une image moderne
du comte, « un jeune cadre dynamique, puant, malsain et sûr de
lui ».
Compte-rendu 2 novembre
Compte rendu de la séance du 2 novembre 2015
Par Camille Saunier.
En cette rentrée du 2
novembre 2015, Marie Pierre nous fait un léger topo sur les
spectacles à venir. Nous avons une pièce facultative proposée pour
le 12 février 2016 à l’opéra de Paris. Il s’agit d’une
représentation du Barbier de Séville, la place coûte 25
euros et le trajet se fait en autonomie. Puis le spectacle que nous
étions censés aller voir le vendredi 20 au soir est finalement
déplacé au même jour mais nous irons le voir l’après-midi aux
heures de cours.
Analyse de Figaro divorce :
Le livre est écrit
durant le début du nazisme, par Odon Von Horvath, c’est un auteur
de langue allemande du 20e siècle, il écrit Figaro divorce
lors du début du nazisme allemand. C’est d’ailleurs cette
situation allemande qui lui fera quitter son pays pour partir vivre
en France. Cet auteur mourra tragiquement le 1 juin 1938 à 37 ans à
cause d’une branche décrochée de son arbre par la tempête.
Malgré le fait que ce ne
soit pas Beaumarchais qui ait écrit ce livre, il s’agit tout de
même de la suite Mariage de Figaro . L’époque
n’étant pas la même la situation des personnages change.
Nous avons ensuite formé des groupes
et pour nous remémorer l’intrigue de Figaro divorce chaque
groupe a présenté une forme revisitée de tous les passages donnés.
Etrangement nous avons tous présenté un Figaro plutôt moderne. Ce
qui fonctionne aussi très bien.
mardi 22 décembre 2015
vendredi 27 novembre 2015
Compte-rendu du 9 novembre
Compte-rendu de Tiephane
La séance du lundi 9 novembre était centrée sur la construction des personnages à travers différentes mises en scènes.
Pour débuter la séance nous avons fait un compte rendu des spectacles que nous étions allés voir : Bouc de là et La Ronde de nuit. Ces deux spectacles abordaient la même thématique très actuelle : la question des migrants. Mais les choix esthétiques étaient très différents : le premier spectacle était très symbolique alors que le deuxième était naturaliste. Nous avons donné nos avis sur les spectacles, demandé des choses qu'on n’aurait peut-être pas comprises. Ensuite après ce débriefing nous avons débuté notre échauffement.
En cercle successivement nous avons enchaîné nos exercices habituels : tout d'abord les voix avec ( " nuages","babebibobu") pour s'échauffer la voix , ensuite on s'est étiré le corps tout en soufflant, après nous avons baillé à tout poumon. Après cet échauffement de la voix on a fait l'exercice du ("iiiihaaa") pour se mettre en énergie. Puis on a fait un "oui" , et "le courant" pour se concentrer. Échauffement terminé nous nous sommes dirigés vers la salle de danse où un groupe est passé nous faire part de leurs recherches.
Diana, Selena et Laure, nous ont présenté leurs recherches sur les mises en scènes du Mariage de Figaro qu'elles trouvaient intéressantes et qui pourraient nous aider à construire les personnages et la pièce.
Ce que nous retiendrons de cet exposé et des remarques de Marie-Pierre c'est : la mise en forme des relations entre les personnages à travers les costumes qui hiérarchisent et qui permettent de distinguer les maîtres et les serviteurs.
Ensuite on a noté également que dans certains mises en scènes les costumes des maîtres, le comte et la comtesse, étaient plus visibles que ceux des serviteurs, Figaro et Suzanne
Marie-pierre nous a fait noter que Figaro et Suzanne brisaient les clichés sur les valets. Beaumarchais passe au dessus de ses clichés car Figaro et Suzanne savent lire, parlent de façon soutenue et spirituelle... Ce sont en effet des valets modernes. Ils représentent l’avenir, annoncent un changement de mentalités, une évolution de la place des roturiers dans la société comme le montre le choix des costumes modernes dans la mise en scène de Christophe Rauck à la Comédie Française en opposition avec les costumes plus datés des maîtres.
Ensuite on s'est arrêté sur le choix des acteurs : un Figaro plus jeune mais aussi plus petit que le comte avec une gestuelle et un rythme très dynamiques en opposition au jeu beaucoup plus statique d’un comte âgé et grand.
Enfin nous avons analysé différentes images de mises en scènes ensemble pour savoir quels éléments on pouvait garder, ce qu'on ne pourrait pas garder.
Après ce moment de réflexion nous sommes repartis dans la salle Delbo pour reprendre le travail sur les textes.
Pour conclure, cette séance nous a permis de renforcer certains points sur la construction des personnages et pour l'avancement de notre pièce.
La séance du lundi 9 novembre était centrée sur la construction des personnages à travers différentes mises en scènes.
Pour débuter la séance nous avons fait un compte rendu des spectacles que nous étions allés voir : Bouc de là et La Ronde de nuit. Ces deux spectacles abordaient la même thématique très actuelle : la question des migrants. Mais les choix esthétiques étaient très différents : le premier spectacle était très symbolique alors que le deuxième était naturaliste. Nous avons donné nos avis sur les spectacles, demandé des choses qu'on n’aurait peut-être pas comprises. Ensuite après ce débriefing nous avons débuté notre échauffement.
En cercle successivement nous avons enchaîné nos exercices habituels : tout d'abord les voix avec ( " nuages","babebibobu") pour s'échauffer la voix , ensuite on s'est étiré le corps tout en soufflant, après nous avons baillé à tout poumon. Après cet échauffement de la voix on a fait l'exercice du ("iiiihaaa") pour se mettre en énergie. Puis on a fait un "oui" , et "le courant" pour se concentrer. Échauffement terminé nous nous sommes dirigés vers la salle de danse où un groupe est passé nous faire part de leurs recherches.
Diana, Selena et Laure, nous ont présenté leurs recherches sur les mises en scènes du Mariage de Figaro qu'elles trouvaient intéressantes et qui pourraient nous aider à construire les personnages et la pièce.
Ce que nous retiendrons de cet exposé et des remarques de Marie-Pierre c'est : la mise en forme des relations entre les personnages à travers les costumes qui hiérarchisent et qui permettent de distinguer les maîtres et les serviteurs.
Ensuite on a noté également que dans certains mises en scènes les costumes des maîtres, le comte et la comtesse, étaient plus visibles que ceux des serviteurs, Figaro et Suzanne
Marie-pierre nous a fait noter que Figaro et Suzanne brisaient les clichés sur les valets. Beaumarchais passe au dessus de ses clichés car Figaro et Suzanne savent lire, parlent de façon soutenue et spirituelle... Ce sont en effet des valets modernes. Ils représentent l’avenir, annoncent un changement de mentalités, une évolution de la place des roturiers dans la société comme le montre le choix des costumes modernes dans la mise en scène de Christophe Rauck à la Comédie Française en opposition avec les costumes plus datés des maîtres.
Ensuite on s'est arrêté sur le choix des acteurs : un Figaro plus jeune mais aussi plus petit que le comte avec une gestuelle et un rythme très dynamiques en opposition au jeu beaucoup plus statique d’un comte âgé et grand.
Enfin nous avons analysé différentes images de mises en scènes ensemble pour savoir quels éléments on pouvait garder, ce qu'on ne pourrait pas garder.
Après ce moment de réflexion nous sommes repartis dans la salle Delbo pour reprendre le travail sur les textes.
Pour conclure, cette séance nous a permis de renforcer certains points sur la construction des personnages et pour l'avancement de notre pièce.
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