Répétitions : de 10h à 18h, les 14 et 21 novembre, les 12 et 13 décembre, les 9, 10, 16 et 17 janvier.
Représentations : générale le mardi 19 janvier, première le 20 janvier, représentations les 21 et 22 janvier.
jeudi 1 octobre 2015
Commentaire sur la préface du Barbier de Séville
Dans
un premier temps, Beaumarchais souhaite et insiste pour que son
lecteur soit dans les meilleures dispositions pour entamer la lecture
du Barbier afin d’en apprécier pleinement l’ensemble. Il nous
demande donc un certain état de concentration ainsi qu’une paix
intérieure et extérieure « pour être homme amusable et
indulgent ». Ainsi, si, en raison de différents aléas nous ne
sommes pas aptes à la lecture, alors laissons l’ouvrage là pour
nous tourner vers d’autres occupations. En effet ; «Quel
charme aurait une production légère au milieu des plus noires
vapeurs ? Et que vous importe en effet si Figaro le barbier s'est
bien moqué de Bartholo le médecin, en aidant un rival à lui
souffler sa maîtresse ? On rit peu de la gaieté d'autrui, quand on
a de l'humeur pour son propre compte. ».
Différemment du temps où seul un public privilégié pouvait ouïr l’œuvre lue par Beaumarchais lui-même et où un triomphe assuré lui était réservé, le lecteur peut désormais avoir accès à l’œuvre de lui-même. De la sorte, Beaumarchais ne peut plus utiliser aucune tricherie dans sa lecture, le lecteur possède la pièce directement sans passer par l’auteur. D’où la remarque de notre dramaturge : « C’est ma vertu toute nue que vous allez juger ».
Celui-ci se différencie par la suite de certains auteurs voulant s’attirer les faveurs de son public en l’appelant négligemment « ami lecteur », « cher lecteur »… Il préfère un ton plus modeste puisque selon lui, ce n’est pas en brossant son auditoire dans le sens du poil qu’on réussirait à le séduire mais au contraire, seule la modestie de l’auteur pourrait inspirer un peu d’indulgence : « Ne trouvez donc pas étrange, monsieur, si, mesurant mon style à ma situation, je ne fais pas comme ces écrivains qui se donnent le ton de vous appeler négligemment lecteur, ami lecteur, cher lecteur, bénin ou benoît lecteur, ou de telle autre dénomination cavalière, je dirais même indécente, par laquelle ces imprudents essayent de se mettre au pair avec leur juge, et qui ne fait bien souvent que leur en attirer l'animadversion J'ai toujours vu que les airs ne séduisaient personne, et que le ton modeste d'un auteur pouvait seul inspirer un peu d'indulgence à son fier lecteur. »
Il
rappelle ses œuvres précédentes, des drames, et fait semblant,
ironiquement, de les regretter. « Eh
! quel écrivain en eut jamais plus besoin que moi ? Je voudrais le
cacher en vain ; j'eus la faiblesse autrefois, monsieur, de vous
présenter, en différents temps, deux tristes drames ; productions
monstrueuses, comme on sait ! car
entre la tragédie et la comédie, on n'ignore plus qu'il n'existe
rien, c'est un point décidé, le maître l'a dit, l'école en
retentit : et pour moi, j'en suis tellement convaincu que si je
voulais aujourd'hui mettre au théâtre une mère éplorée, une
épouse trahie, une sœur
éperdue, un fils déshérité, pour les présenter décemment au
public, je commencerais par leur supposer un beau royaume où ils
auraient régné de leur mieux,
vers l'un des archipels, ou dans tel autre coin du monde ; certain
après cela que l'invraisemblance du roman, l'énormité des faits,
l'enflure des caractères, le gigantesque des idées et la
bouffissure du langage, loin de m'être imputés à reproche,
assureraient encore mon succès.
Présenter
des hommes d'une condition moyenne accablés et dans le malheur ! fi
donc ! On ne doit jamais les montrer que bafoués. Les citoyens
ridicules et les rois malheureux, voilà tout le théâtre existant
et possible ; et je me
le tiens pour dit, c'est fait, je ne veux plus quereller avec
personne.
J'ai
donc eu la faiblesse autrefois, monsieur, de faire des drames qui
n'étaient pas du bon genre ; et je m'en repens beaucoup. »
Mais
même sa comédie ne trouve pas grâce aux yeux du public :
« Aujourd'hui
je fais glisser sous vos yeux une comédie fort gaie, que certains
maîtres de goût n'estiment pas du bon ton ; et je ne m'en console
point. »
Il
en vient donc à imaginer un sixième acte au Barbier dans un élan
fantasmagorique et crée la scène de reconnaissance entre Figaro,
Bartholo et Marceline qui apparaîtra plus tard dans
Le Mariage.
Il démontre ainsi que la pièce aurait pu tourner au pathétique au
lieu de rester dans sa simplicité comique.
Il nous explique ensuite que pour obtenir tous « les lauriers littéraires », il lui fallait ; d’une part sortir vainqueur du théâtre, de l’autre être approuvé par son lecteur et enfin être détruit par les journaux. Au moment de l’écriture de la préface, la première condition comme la dernière avaient été remplies (un journaliste l’ayant complètement lacéré dans le journal du Bouillon est cité directement), il ne lui manquait plus que l’approbation de son lecteur auquel il demande de le juger de la manière la plus objective possible.
Par la suite il décrit la suite de sa première représentation du Barbier qui fut un désastre et comment il s’est vu rejeté par tout le monde (« Tels sont les hommes : avez-vous du succès, ils vous accueillent, vous portent, vous caressent, ils s’honorent de vous ; mais gardez de broncher : au moindre échec, ô mes amis, souvenez-vous qu’il n’est plus d’amis »). Cependant, la pièce en elle-même s’est empressée de désarmer ses critiques par l’enjouement de son caractère. A l’image de l’esprit de Beaumarchais : incorrigible : « comme un liège emplumé qui bondit sur la raquette, il s’élève, il retombe, égaye mes yeux, repart en l’air, y fait la roue et revient encore ». C’est de cette façon que, selon l’auteur, devrait se disputer la Critique, avec intelligence et agilité.
S’ensuit une analyse et une réponse des critiques du Bouillon par Beaumarchais :
« "La
pièce, a-t-il [un critique] dit, n'a pas de plan."
Est-ce
parce qu'il est trop simple qu'il échappe à la sagacité de ce
critique adolescent ?
Un
vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille ; un jeune
amant plus adroit le prévient, et ce jour même en fait sa femme à
la barbe et dans la maison du tuteur. Voilà le fond, dont un eût pu
faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame,
un opéra, et caetera. L'Avare de Molière est-il autre chose ?
le grand Mithridate est-il autre chose ? Le genre d'une pièce,
comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses
que des caractères qui les mettent en oeuvre.
Quant
à moi, ne voulant faire, sur ce plan, qu'une pièce amusante et sans
fatigue, une espèce d'imbroille [imbroglio], il m'a suffi que le
machiniste au lieu d'être un noir scélérat, fût un drôle
de garçon, un homme insouciant, qui rit également du succès et de
la chute de ses entreprises, pour que l'ouvrage, loin de tourner en
drame sérieux, devînt une comédie fort gaie : et de cela seul
que le tuteur est un peu moins sot que tous ceux qu'on trompe au
théâtre, il est résulté beaucoup de mouvement dans la pièce, et
surtout la nécessité d'y donner plus de ressort aux intrigants. »
...
« "La
pièce est invraisemblable dans sa conduite", a dit encore le
journaliste établi dans Bouillon avec approbation et privilège.
-
Invraisemblable ? Examinons cela par plaisir.
Son
Excellence M. le Comte Almaviva, dont j'ai, depuis longtemps,
l'honneur d'être ami particulier, est un jeune seigneur, ou, pour
mieux dire, était ; car l'âge et les grands emplois en ont fait
depuis un homme fort grave, ainsi que je le suis devenu moi-même.
Son Excellence était donc un jeune seigneur espagnol, vif, ardent,
comme tous les amants de sa nation, que l'on croit froide et qui
n'est que paresseuse.
Il
s'était mis secrètement à la poursuite d'une belle personne qu'il
avait entrevue à Madrid, et que son tuteur a bientôt ramenée au
lieu de sa naissance. Un matin qu'il se promenait sous ses fenêtres
à Séville, où, depuis huit jours, il cherchait à s'en faire
remarquer, le hasard conduisit au même endroit Figaro le barbier. -
Ah ! le hasard, dira mon critique : et si le hasard n'eût pas
conduit ce jour-là le barbier dans cet endroit, que devenait la
pièce ? - Elle eût commencé, mon frère, à quelque autre époque.
- Impossible, puisque le tuteur, selon vous-même, épousait le
lendemain. - Alors il n'y aurait pas eu de pièce ; ou, s'il y en
avait eu, mon frère, elle aurait été différente. Une chose
est-elle invraisemblable, parce qu'elle était possible autrement ?
…
Le
hasard donc conduisit en ce même endroit Figaro le barbier, beau
diseur, mauvais poète, hardi musicien, grand fringueneur de guitare,
et jadis valet de chambre du Comte, établi dans Séville, y faisant
avec succès des barbes, des romances et des mariages ; y maniant
également le fer du phlébotome et le piston du pharmacien ; la
terreur des maris, la coqueluche des femmes, et justement l'homme
qu'il nous fallait. Et
comme en toute recherche ce qu'on nomme passion n'est autre chose
qu'un désir irrité par la contradiction, le jeune amant, qui n'eût
peut-être eu qu'un goût de fantaisie pour cette beauté s'il l'eût
rencontrée dans le monde, en devient amoureux parce qu'elle est
enfermée, au point de faire l'impossible pour l'épouser. »
Enfin,
il explique pourquoi il n'a pas suivi sa première idée de faire du
Barbier
un opéra :
« Pourquoi
n'en avoir pas fait un opéra-comique ? [lui demande une dame] Ce
fut, dit-on, votre première idée. La pièce est d'un genre à
comporter de la musique.
-
Je ne sais si elle est propre à la supporter, ou si je m'étais
trompé d'abord en le supposant : mais, sans entrer dans les raisons
qui m'ont fait changer d'avis, celle-ci, madame, répond à tout.
Notre
musique dramatique ressemble trop encore à notre musique
chansonnière, pour en attendre un véritable intérêt ou de la
gaieté franche. Il
faudra commencer à l'employer sérieusement au théâtre, quand on
sentira bien qu'on ne doit y chanter que pour parler ; quand nos
musiciens se rapprocheront de la nature,
et surtout cesseront de s'imposer l'absurde loi de toujours revenir à
la première partie d'un air après qu'ils en ont dit la seconde. Ce
cruel radotage est la mort de l'intérêt, et dénote un vide
insupportable dans les idées. »
Compte-rendu du mercredi 15 Septembre
Aujourd’hui,
mardi 15 septembre, nous sommes arrivés en cours de théâtre juste
après avoir mangé … Il nous fallait nous dynamiser pour éviter
de rentrer en phase de digestion somnolente.
Nous avons alors
formé notre habituel cercle (plus communément appelé « patate »),
et commencé les échauffements dans, malheureusement, la plus grande
des mollesses. Tout d’abord, nous nous sommes échauffé et étiré
le corps (articulation, dos etc…) et ensuite nous avons entrepris
de nous échauffer la voix. Nous avons donc fait le mythique exercice
du « nuage » qui consiste à se masser les joues de façon
circulaire tout en articulant le mot nuage ; ayant pour but de
détendre les muscles de la mâchoire et toujours dans cette optique
de réveiller nos muscles mandibulaires, nous avons enchaîné avec
l’exercice« ba-be-bi-bo-bu ».
Ensuite, nous sommes passés au chant, peut-être dans l’espoir de découvrir des talents cachés car nous devrons chanter pour le prochain spectacle que nous présenterons sur Figaro. Mais le froid n’aidant pas, nos voix étaient enrouées (c’était mon cas). Mais nous avons tout de même chanté « Gratte-moi la puce que j’ai dans le dos » et « Zaoza », qui sont des gammes, pour monter respectivement dans les graves et dans les aigus.
Une fois l’échauffement terminé, les derniers groupes qui n’étaient pas passés hier sur une improvisation de la première scène du Mariage Figaro passèrent.
Ensuite, nous sommes passés au chant, peut-être dans l’espoir de découvrir des talents cachés car nous devrons chanter pour le prochain spectacle que nous présenterons sur Figaro. Mais le froid n’aidant pas, nos voix étaient enrouées (c’était mon cas). Mais nous avons tout de même chanté « Gratte-moi la puce que j’ai dans le dos » et « Zaoza », qui sont des gammes, pour monter respectivement dans les graves et dans les aigus.
Une fois l’échauffement terminé, les derniers groupes qui n’étaient pas passés hier sur une improvisation de la première scène du Mariage Figaro passèrent.
Une fois les improvisations
terminées, Marie-Pierre nous a fait mettre tous alignés en fond de
salle. Et nous devions, de façon volontaire, nous placer en
avant-scène avec la démarche d’un personnage de la pièce du
Mariage de Figaro et
dire, toujours selon le personnage que l’on incarnait, ce que l’on
pensait de Figaro. Ce qui était très amusant, car nous assistions
donc à différentes interprétations d’un même personnage, et
aussi instructif et intéressant car cet exercice nous permettait de
voir si nous avions bien compris les enjeux des personnages, et leurs
relations. J’étais pour ma part un peu perdue au début, et j’ai
vu que je n’étais pas la seule, car comme toujours, une des
questions que l’on se pose tous avant de passer en improvisation
« Que vais-je faire ? » s’imposait dans nos têtes.
C’est je pense un blocage que l’on a sûrement tous, car nous
voulons trop planifier des improvisations qui sont censées être
instinctives. Et nous devons nous débrider de ce côté-là car nous
sommes quand même en Terminale et il faudrait que l’on y arrive
mieux maintenant ! (Selon les dires du professeur
responsable).
Ensuite nous avons été séparés en deux groupes et mis en ligne face-à-face. Un groupe représentait le Comte Almaviva et l’autre Figaro. Comme nous allions travailler sur la scène de confrontation entre le Comte et Figaro, nous devions travailler sur les attaques. Chacun leur tour, les Figaros et les Comtes attaquaient et répondaient. Nous devions donc paraître supérieur et puissant de façon corporelle et gutturale (oui car nous pouvions/devions pousser des cris si nécessaire). Ce qui était en soit un peu compliqué à faire sans tomber dans la parodie ou dans le clownesque : nous devons donc aussi nous « débrider » de ce côté-là. Une seule personne y est arrivée et s’en est même fait pleurer : Kerene. Elle s’est mise à pousser des cris et même à se frapper (on a tous eu mal pour elle) sans aucun problème.
Après ce moment haut en couleur, nous nous sommes mis en binômes et avons lu la scène de la confrontation chacun dans notre coin, avec intonations et gestes/déplacements qui allaient avec. C’était intéressant et amusant car pour ma part, j’étais avec Apolline et nous avons réussi à faire une lecture du texte tout en le jouant. Et de voir le ton de la scène monter était amusant car de partout dans la salle survenaient des répliques dites avec colère, ironie ou encore sarcasme.
Ensuite nous avons de nouveau fait un groupe de Figaros et un groupe de Comtes (selon ou non les personnages que nous venions d’interpréter lors de la lecture en binôme). Les Figaros étaient placés dans les gradins et les Comtes sur la scène. Nous devions suivre le texte, et chacun quand on le sentait, prendre la parole pour dire une réplique, nous pouvions parler plusieurs à la fois mais le but était aussi de s’écouter et de se laisser parler entre nous, de ne pas s’accaparer une longue réplique. Mais le but était aussi de sentir la puissance du texte et la puissance que les personnages prenaient, et nous l’avons plutôt bien compris car nous avons fini par parler tous ensemble, que dis-je, à hurler les répliques tant nous étions emportés par le texte. J’ai beaucoup aimé cet exercice car je l’ai trouvé excitant et j’ai aussi trouvé qu’il défoulait et ça fait du bien !
Nous avons refait l’exercice deux fois, mais dans d’autres tonalités. Une fois de manière ironique, et nous nous sommes rendus compte que nous avons perdu beaucoup d’énergie car nous (Les Figaros, mais de même pour les Comtes) attaquions de manière plus subtile, et donc moins brutale, moins directe. Nous l’avons refait une dernière fois avec un esprit désinvolte, ce qui nous a encore plus fait perdre notre reste d’énergie, car nous ne bougions plus voire plus du tout, sûrement parce que dans notre tête « désinvolte » rimait avec « paresse ».
Ensuite, toujours avec les mêmes groupes et la même scène, chaque groupe devait trouver une stratégie pour intimider l’adversaire, le faire fléchir. C’était assez intéressant de voir tous ces Comtes et tous ces Figaros se déplacer ensemble. Mais je l’avoue, la stratégie de mon groupe, les Comtes, qui était d’encercler les Figaros de manière froide et calme, était pour le coup beaucoup moins bien pensée que la stratégie qu’avait mise au point le groupe des Figaros. Cette dernière consistait à être d’abord éparpillés dans les gradins, puis, au son d’une de leur réplique, descendre et se rassembler. Cette stratégie était très bien trouvée car ils avaient choisi des phrases clés sur lesquelles ils avaient calé des réactions, surprenant notre groupe par surprise. Encore une fois, Figaro a été plus malin que le Conte.
Ensuite nous avons été séparés en deux groupes et mis en ligne face-à-face. Un groupe représentait le Comte Almaviva et l’autre Figaro. Comme nous allions travailler sur la scène de confrontation entre le Comte et Figaro, nous devions travailler sur les attaques. Chacun leur tour, les Figaros et les Comtes attaquaient et répondaient. Nous devions donc paraître supérieur et puissant de façon corporelle et gutturale (oui car nous pouvions/devions pousser des cris si nécessaire). Ce qui était en soit un peu compliqué à faire sans tomber dans la parodie ou dans le clownesque : nous devons donc aussi nous « débrider » de ce côté-là. Une seule personne y est arrivée et s’en est même fait pleurer : Kerene. Elle s’est mise à pousser des cris et même à se frapper (on a tous eu mal pour elle) sans aucun problème.
Après ce moment haut en couleur, nous nous sommes mis en binômes et avons lu la scène de la confrontation chacun dans notre coin, avec intonations et gestes/déplacements qui allaient avec. C’était intéressant et amusant car pour ma part, j’étais avec Apolline et nous avons réussi à faire une lecture du texte tout en le jouant. Et de voir le ton de la scène monter était amusant car de partout dans la salle survenaient des répliques dites avec colère, ironie ou encore sarcasme.
Ensuite nous avons de nouveau fait un groupe de Figaros et un groupe de Comtes (selon ou non les personnages que nous venions d’interpréter lors de la lecture en binôme). Les Figaros étaient placés dans les gradins et les Comtes sur la scène. Nous devions suivre le texte, et chacun quand on le sentait, prendre la parole pour dire une réplique, nous pouvions parler plusieurs à la fois mais le but était aussi de s’écouter et de se laisser parler entre nous, de ne pas s’accaparer une longue réplique. Mais le but était aussi de sentir la puissance du texte et la puissance que les personnages prenaient, et nous l’avons plutôt bien compris car nous avons fini par parler tous ensemble, que dis-je, à hurler les répliques tant nous étions emportés par le texte. J’ai beaucoup aimé cet exercice car je l’ai trouvé excitant et j’ai aussi trouvé qu’il défoulait et ça fait du bien !
Nous avons refait l’exercice deux fois, mais dans d’autres tonalités. Une fois de manière ironique, et nous nous sommes rendus compte que nous avons perdu beaucoup d’énergie car nous (Les Figaros, mais de même pour les Comtes) attaquions de manière plus subtile, et donc moins brutale, moins directe. Nous l’avons refait une dernière fois avec un esprit désinvolte, ce qui nous a encore plus fait perdre notre reste d’énergie, car nous ne bougions plus voire plus du tout, sûrement parce que dans notre tête « désinvolte » rimait avec « paresse ».
Ensuite, toujours avec les mêmes groupes et la même scène, chaque groupe devait trouver une stratégie pour intimider l’adversaire, le faire fléchir. C’était assez intéressant de voir tous ces Comtes et tous ces Figaros se déplacer ensemble. Mais je l’avoue, la stratégie de mon groupe, les Comtes, qui était d’encercler les Figaros de manière froide et calme, était pour le coup beaucoup moins bien pensée que la stratégie qu’avait mise au point le groupe des Figaros. Cette dernière consistait à être d’abord éparpillés dans les gradins, puis, au son d’une de leur réplique, descendre et se rassembler. Cette stratégie était très bien trouvée car ils avaient choisi des phrases clés sur lesquelles ils avaient calé des réactions, surprenant notre groupe par surprise. Encore une fois, Figaro a été plus malin que le Conte.
Cet
exercice fut donc très intéressant et utile car il nous a donné
des idées pour la mise en scène de cette scène pour notre prochain
spectacle.
Manon
GERHARDT
Séance du 14 Septembre
Pour la séance du
14/09 nous avons commencé par un échauffement collectif. Comme à
notre habitude, nous nous sommes mis en cercle, puis nous avons
commencé par la respiration, qui est très importante, ensuite la
tête, que nous avons étiré ainsi que la colonne vertébrale, les
épaules, le bassin, les genoux, les chevilles. Toutes les
articulations doivent être correctement échauffées car cela permet
de se détendre, se concentrer et de se sentir mieux tout simplement.
Après nous sommes passés à la voix, qui est un instrument très
essentiel. Pour cela nous avons fait les syllabes, c'est-à-dire
qu'une personne prononce toutes les syllabes accrochées à une
consonne, puis nous répétons haut et fort, par exemple « da,
de, di, do, du ». Nous avons fait aussi le « zaozaoza »
qui permet d'échauffer toutes les palettes vocales puis dans le même
genre d'exercice nous avons chanté la phrase « Aller au
cinéma ». Après on a fait un « hi-a » pour nous
dynamiser.
Nous avons ensuite
écouté de la musique (l'ouverture de l'opéra de Mozart, tiré de
la pièce de Beaumarchais, Les Noces de Figaro).
En effet, il y a beaucoup de musique et de chant dans la pièce de
Beaumarchais et nous avons réfléchi à ce que nous allions intégrer
à notre spectacle. Nous avons d'abord marché sur la musique en
essayant de suivre son rythme. Notre marche était soit très
rythmée, soit plutôt lente dans les moments où la musique
paraissait mystérieuse ou du moins plus sombre. Pour la deuxième
écoute, nous devions davantage nous laisser guider par la musique.
Certains se sont mis à danser, d'autres imaginaient une histoire.
Pour ma part, je m'imaginais juste une personne qui marchait mais qui
ne se sentait pas forcément à l'aise, voire stressée. A la 3ème
écoute, on devait se mettre dans le corps d'un personnage de la
pièce. C'était un exercice sur soi-même alors je me suis mise dans
la peau de la comtesse qui est pour moi une femme loyale, en
détresse, mais qui a un côté sombre car elle est quand même prête
à beaucoup de choses pour arriver à coincer son mari. De plus, la
musique pouvait nous faire penser aux grands bals royaux qui se
faisaient à l'époque et la comtesse était donc dans son milieu.
C'était donc un exercice qui permettait de réfléchir à notre
futur spectacle, à connaître de mieux en mieux les personnages et à
développer notre imagination.
Ensuite,
nous avons fait des impros sur la première scène du Mariage.
Nous pouvions choisir de
transposer librement la scène ou de la jouer dans un code de jeu
spécifique (clown, commedia...). J'ai remarqué que beaucoup d'entre
nous avaient réactualisé la scène en la transposant à notre
époque. Cela rendait le jeu beaucoup plus naturel et plus fluide
comme pour Justine. C'est une scène qui peut donc se passer dans un
couple de nos jours. Toutes les improvisations ont permis de voir
différents aspects du personnage de Suzanne : autoritaire, qui
ne se laisse pas marcher dessus, très amoureuse de Figaro... Pour le
personnage de Figaro, soit il se faisait marcher sur les pieds par
Suzanne, soit c'était le contraire. On a aussi vu un Figaro lâche
au moment d'aller parler au comte ou au contraire déterminé. Enfin
Figaro était souvent vu comme un « beauf », un
personnage qui s'est embourgeoisé et qui a peu d'ambition. Nous
avons réfléchi au caractère très moderne de ces interprétations
qui ne correspondent pas forcément aux réalités du XVIIIè
.
samedi 19 septembre 2015
Récapitulatif des sorties pour les TL
Récapitulatif
des spectacles pour les T L théâtre
Vendredi 6 novembre
Départ du lycée à 16h30
|
Théâtre
du Soleil à la Cartoucherie de Vincennes
Prévoir
un pique-nique
|
La
Ronde de nuit par le théâtre
Aftaab
Hélène
Cinque
|
Vendredi 20 novembre à
20h30
Durée 1h
|
Salle
Pablo Picasso, La Norville
|
Despedirse
Cie
La Cabine Leslie
|
Vendredi 11 décembre à
20h30
|
Chapiteau
Ollainville
|
Pour
le meilleur et pour le pire
Cirque
Aïtal
|
Mardi 15 décembre
Départ du lycée à 18h
Durée 55min
|
Théâtre
de La Piscine à Châtenay-Malabry
Prévoir
un pique-nique
|
Kaash
(Danse)
Akram
Khan
|
Samedi 16 janvier à 21h
Rencontre-débat
sur le merveilleux à 18h30
|
Théâtre
de Brétigny
|
La
Belle au bois dormant
Rabeux
|
Mardi 2 février à 20h30
|
Théâtre
de Brétigny
|
Les
Fureurs d'Ostrowsky
Rabeux
|
Jeudi 17 mars
Départ du lycée à 17h30
Durée 2h30
|
Théâtre
de La Piscine à Châtenay-Malabry
Prévoir
un pique-nique
|
Le
Dernier jour du jeûne
Simon
Abkarian
|
Mercredi 30 mars
Départ du lycée à 17h30
|
Théâtre
de l'Odéon
Prévoir
un pique-nique
|
Phèdre(s)
d'après Euripide, Sénèque
et Coetzee
Krzysztof
Warlikowski
|
Dimanche 5 juin à 16h
Durée 2h30
|
Théâtre
Le Montfort
|
Figaro
divorce de Odon Von Horvath
Christophe
Rauck
|
Séance du Mardi 8 Septembre
Suzanne
Didier TL
Pour
commencer cette seconde séance de spécialité théâtre en ce 8
septembre, nous avons effectué un exercice d’improvisation
individuel. Le principe était simple ; nous disposions d’un
pull qui se transformait en n’importe quel objet selon
l’imagination de chacun. Ainsi, il fallait mimer autour de cet
objet, sans le toucher, afin de faire deviner sa nature à nos
camarades.
L’objectif était multiple, bien entendu, l’exercice permettait de développer l’imagination car, outre le fait de devoir trouver un objet, il fallait pouvoir le visualiser complètement, le rendre réel à ses yeux pour que les autres croient à son existence. La difficulté était qu’on ne pouvait utiliser le pull directement pour mimer son utilité, il fallait donc créer tout un contexte autour. L’exercice nous permettait aussi de jouer sur les ruptures de sentiments. En effet, dans la plupart, des cas, l’objet en question permettait de faire apparaitre une réaction, un sentiment, une sensation… Il était donc intéressant de s’appesantir sur ce changement d’état. C’est d’ailleurs, à mon sens, ce qui nous a posé le plus de problème puisque nous avions du mal à prendre le temps de différencier nos émotions.
Cet exercice, plutôt agréable nous permit de reprendre nos marques après ces deux mois de coupures. Cependant, on a pu remarquer que le travail effectué l’an dernier laisse ses traces puisque certains clowns sont ressortis lors de l’improvisation.
L’objectif était multiple, bien entendu, l’exercice permettait de développer l’imagination car, outre le fait de devoir trouver un objet, il fallait pouvoir le visualiser complètement, le rendre réel à ses yeux pour que les autres croient à son existence. La difficulté était qu’on ne pouvait utiliser le pull directement pour mimer son utilité, il fallait donc créer tout un contexte autour. L’exercice nous permettait aussi de jouer sur les ruptures de sentiments. En effet, dans la plupart, des cas, l’objet en question permettait de faire apparaitre une réaction, un sentiment, une sensation… Il était donc intéressant de s’appesantir sur ce changement d’état. C’est d’ailleurs, à mon sens, ce qui nous a posé le plus de problème puisque nous avions du mal à prendre le temps de différencier nos émotions.
Cet exercice, plutôt agréable nous permit de reprendre nos marques après ces deux mois de coupures. Cependant, on a pu remarquer que le travail effectué l’an dernier laisse ses traces puisque certains clowns sont ressortis lors de l’improvisation.
Le
groupe a pu ensuite entrer dans le vif du sujet,
c’est-à-dire ; Figaro. Après avoir remarqué la veille que
le synopsis n’était plus très clair pour la majorité d’entre
nous, nous avons divisé la petite troupe en 4 groupes afin de
recréer des impros sur les différents actes et nous les remettre en
tête. Chaque groupe avait un résumé d’un des actes et devait,
dans un premier temps, en résumer les actions, tout en essayant de
parler le moins possible. On pense souvent qu’une impro sans parole
est beaucoup plus dure vu que tout ce qu’on aurait pu faire passer
par la voix doit désormais passer par le corps. Cependant, dans un
cas pareil, la gestuelle est beaucoup plus importante sachant qu’elle
nous permet d’exagérer et de créer notre personnage. De plus, je
trouve que parler dans une impro basé sur un texte déjà écrit est
carrément plus compliqué…
Le but était aussi de nous focaliser sur l’organisation scénique et trouver des premières idées quant au décor. En effet, bien conscient que nos moyens au lycée ne sont pas suffisants pour faire une reconstruction parfaite du théâtre de Beaumarchais, nous partons plus sur quelque chose de moins réaliste et de très ouvert. On a bien vu d’ailleurs qu’un rien pouvait ouvrir beaucoup de possibilités quant au jeu. Comme l’exercice précédent du pull ou comme, par exemple, le groupe de Sibylle résumant le dernier acte utilisant un simple escabeau (représentant les marronniers de la pièce originelle) pour à la fois cacher Figaro et servir de promontoire pour le dialogue Comte/Comtesse. Le groupe s’était organisé autour de ce seul élément décoratif et pourtant la scène fonctionnait parfaitement. A partir du moment où le comédien y croit et installe une illusion réaliste, le spectateur y croira.
Après observation de tous les groupes, il s’est avéré que le personnage de Figaro était le moins facile à cerner. Contrairement aux autres protagonistes auxquels nous avons réussi à attacher différents corps et quelques caractéristiques, celui de Figaro est tellement complexe et innovant pour l’époque que nous avons du mal à le rattacher à quelque chose… Certains le voient comme étant plutôt vif et tendu comme celui d’Apolline et d’Elsa tandis que Sibylle le conçoit plus dans l’élément eau, c’est-à-dire assez souple.
Le but était aussi de nous focaliser sur l’organisation scénique et trouver des premières idées quant au décor. En effet, bien conscient que nos moyens au lycée ne sont pas suffisants pour faire une reconstruction parfaite du théâtre de Beaumarchais, nous partons plus sur quelque chose de moins réaliste et de très ouvert. On a bien vu d’ailleurs qu’un rien pouvait ouvrir beaucoup de possibilités quant au jeu. Comme l’exercice précédent du pull ou comme, par exemple, le groupe de Sibylle résumant le dernier acte utilisant un simple escabeau (représentant les marronniers de la pièce originelle) pour à la fois cacher Figaro et servir de promontoire pour le dialogue Comte/Comtesse. Le groupe s’était organisé autour de ce seul élément décoratif et pourtant la scène fonctionnait parfaitement. A partir du moment où le comédien y croit et installe une illusion réaliste, le spectateur y croira.
Après observation de tous les groupes, il s’est avéré que le personnage de Figaro était le moins facile à cerner. Contrairement aux autres protagonistes auxquels nous avons réussi à attacher différents corps et quelques caractéristiques, celui de Figaro est tellement complexe et innovant pour l’époque que nous avons du mal à le rattacher à quelque chose… Certains le voient comme étant plutôt vif et tendu comme celui d’Apolline et d’Elsa tandis que Sibylle le conçoit plus dans l’élément eau, c’est-à-dire assez souple.
Par
la suite, tous les groupes sont repassés afin d’ajouter la parole
aux impros. Comme je l’avais ajouté plus haut, j’ai trouvé cet
exercice plus difficile que le précédent car, ayant connaissance de
la pièce, comment recréer des dialogues écrits par Beaumarchais au
XVIII é siècle avec nos propres mots ?! Bien que nous n’ayons
pas eu le temps d’approfondir puisque la fin du cours sonnait, nous
avons pu remarquer que la parole permettait à certain d’accentuer
leur personnage, ainsi, le Bazile de Lorette fonctionnait 2 fois plus
lorsqu’il s’exprimait verbalement. D’autres comme Apolline,
Cécile, Diana et Laure utilisaient des onomatopées pour la scène
grotesque du procès, ce qui fonctionnait aussi à merveille !
Bref,
cette séance nous a donc permis de reprendre nos habitudes tout en
réapprenant les bases du sujet. De même les premières
interrogations quant à notre projet Figaro furent posées, autant
sur le décor que sur le jeu des personnages eux-mêmes.
L'Analyse de spectacle
Introduction
-
Présenter le titre de la
pièce, son auteur, son metteur en scène, le nom de la compagnie et
le lieu de la représentation.
-
Indiquer de quoi parle la pièce :
a.
résumer en quelques lignes l'intrigue (ou la fable) de la pièce,
b.
mettre en évidence le thème de la pièce et sa thèse (s'il y en a
une).
-
Indiquer quels sont les grands partis pris de la mise en scène
(respecter le texte, moderniser l'œuvre,
présenter un spectacle qui mêle les arts...).
-
Indiquer si selon vous ce projet est bien réalisé sur scène et
formuler un jugement qui sera justifié par le développement.
NB :
Un metteur en scène peut proposer un spectacle qui ne vous plaît
pas mais qui est, malgré tout, réussi, au sens où il a atteint ses
objectifs.
Développement
Ne
vous arrêtez pas à la description des éléments d'un spectacle.
Demandez-vous : Pourquoi ? Qu'est-ce que cela crée comme
effet sur le spectateur ?
A.
L'espace
-
Décrire le plateau ou l'espace de jeu.- Quelle forme a le plateau ou l'espace ? Est-il haut ? Profond ? Etroit ? Joue-t-on sur toutes ses dimensions ?- L'espace est-il fermé ou ouvert (plein air...) ?- L'espace est-il empli ou vide ?
-
Décrire et analyser la scénographie, c'est-à-dire l'organisation de l'espace et du décor en fonction du sens que l'on donne à la pièce.- Décrire les éléments du plus massif au plus petit en expliquant les choix (couleurs, formes, matériaux), et le rapport avec la pièce.- Les éléments de la scénographie servent-ils de support de jeu pour les interprètes ?- Cherche-t-on à reproduire la réalité exactement dans une vision naturaliste ? Ou joue-t-on avec des symboles ?- Si un élément de la scénographie, ou un accessoire joue un rôle particulier, indiquez-le.
-
Décrire le rapport instauré avec le public.- Quel rapport l'organisation de l'espace instaure-t-elle avec le public ? Le plus répandu est un rapport frontal avec une nette séparation entre le plateau et le public, mais le public peut aussi être intégré à la représentation.- A quelle hauteur est la scène par rapport aux spectateurs ? Y a-t-il un rideau, une fosse qui sépare les deux espaces ?
-
Prendre en compte les modifications en cours de représentation.- S'il y en a, quelles sont-elles ?- Quels sont leurs effets ? (Changements de lieux, expression du passage du temps, de sentiments...)
-
Décrire la lumière.- Quand joue-t-elle un rôle ? Quel est ce rôle ? (Evoquer une atmosphère, mettre en relief un élément, rendre poétique ou dramatique un moment...)
B.
Les acteurs/interprètes
-
Décrire les acteurs.- Décrivez-les physiquement (corps, voix, démarche) et demandez-vous ce que ces particularités créent comme effets.- Le physique de l'acteur correspond-il aux indications de l'auteur et à vos attentes ?
-
Les voix.- Sont-elles graves, aiguës, agréables, désagréables, naturelles ou modifiées ?- Peut-on créer des associations ou des oppositions de personnages selon leurs voix ?- Des micros sont-ils employés ? Si oui, dans quels buts ?- Chante-t-on ? Dans ce cas, quelle est la valeur des moments chantés ?
-
Les costumes.- Que pouvez-vous dire des matières, des couleurs ? Quelle impression d'ensemble donnent-ils ? Certains costumes se distinguent-ils ? Quel est l'effet ?- Correspondent-ils à l'époque où se déroule l'intrigue ? Y a-t-il au contraire une actualisation ? Ou bien les costumes mêlent-ils différentes époques ?- Change-t-on de costume sur le plateau ?
-
Les visages.- Le visage des acteurs est-il modifié, caché par un emploi particulier du maquillage ou par un masque ?- Qu'est-ce que cela induit comme jeu, comme impressions ?- S'inscrit-on dans une tradition comme celle de la Commedia dell'arte ?
-
Le jeu.- Est-il tout en retenue, presque naturaliste ? Est-il au contraire exagéré, stylisé ?- Y a-t-il un code de jeu particulier (clown, commedia...) ?- Le jeu est-il dynamique ou statique ? Les acteurs restent-ils ou pas à distance les uns des autres ?- A-t-on un travail de groupe (nombreux interprètes, présence d'un chœur, mouvements de groupe) ?- Quand les acteurs ne sont pas censés être sur scène, restent-ils visibles ? Que font-ils ? Quel est l'effet ?
-
Le rapport avec le public.- Y a-t-il des adresses au public ? Un jeu de complicité ?- Y a-t-il des passages physiques au milieu de la salle ?
C.
Le son
-
Y a-t-il de la musique ? Est-elle jouée sur scène ?
Enregistrée ?
-
Est-elle d'époque ? Crée-t-elle un décalage ?
-
S'il y a une bande-son, quel est son rôle (ambiance, voix off...) ?
-
Le son enregistré ou la musique interviennent-ils à des moments
particuliers ?
D.
Autres
-
Le spectacle prend-il des libertés avec la pièce d'origine ? Est-ce une réécriture ? Vous paraît-il éclaircir le texte ou le rendre plus mystérieux ?
-
L'organisation.- Y a-t-il des scènes phares ?- Le spectacle monte-t-il en puissance ?- Comparer la première et la dernière image du spectacle.
-
Interprétation.- Quelle vision du théâtre et du monde le spectacle donne-t-il ?
NB :
Il faut traiter tous les axes dans votre analyse mais tous les
exemples de questions ci-dessus ne sont pas forcément pertinents
pour chaque spectacle. Il faudra aussi s'en poser d'autres pour des
spectacles plus spécifiques. A vous de vous adapter.
Conclusion
Bilan :
comment le metteur en scène parvient-il ou pas à réaliser son
projet ?
Ouverture :
comparaison avec d'autres mises en scène du même metteur en scène
ou de la même pièce, ou, mise au point sur ce que vous apporté le
spectacle.
Inscription à :
Articles (Atom)